Tour de Corse en bateau Greenline 33, Juillet 2015

 

000 tour corse

3 juillet 2015, mer belle, temps calme, 3 semaines de liberté devant nous, l’eau et les victuailles calés dans les « fonds » nous larguons les amarres du Vieux-Port de Bastia à 7h45 en direction du port de Solenzara, préparatoire aux futures criques, baies, anses qui égaieront nos soirées de ce tour de Corse « dans le sens des aiguilles d’une montre » .

001 03:07:15Après 53 Nm sans relief nous stoppons les machines a 15h 35 (6/7 knts a 1750 t/m, 4,2 litres de GO /h). À éviter : être placé par la capitainerie sur le ponton des yachts, 2 raisons à cela: la première est d’ordre vexatoire car dans une conception aristocratique de la plaisance mieux vaut être grand que petit, fort que fragile etc… La seconde relève du confort: la climatisation (prestation standard sur les yachts modernes) a besoin d’un flux d’eau constant pour délivrer sa fraîcheur. Il s’ensuit un glougloutage de fontaine qui vrille les tympans en trempant les meilleurs tempéraments. Bien que petit je revendique la quiétude et après un affrontement courtois mais ferme, le yachtman and woman déposèrent les armes en acceptant de dormir sans frigo !

4 Juillet, ça y est, nous y sommes: nous débordons le golfe de Pinarellu, dépassons le golfe de Porto Vecchio, laissons sur notre tribord le golfe de Santa Giulia (ex club med, abandonné aux plasticages) pour nous blottir au creux de la Rondinara, crique juste assez ouverte pour laisser quelques privilégiés apprécier ses contours intimes et accueillants !!! -)

008 04:07:15

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Une crêpe au resto de la Rotondina, quelques bains dans l’eau turquoise, et la nuit sera douce.

5 juillet, on remonte l’ancura marina a 9h et par mer belle faisons cap vers l’île de Cavallo et plus précisément la cala Zeri, petite saignée dans les roches ocres émoussées par les embruns.

011 05:07:15  022 05:07:15La majesté du site a également été apprécié par quelques fortunes qui installèrent leur campement d’été au nez de l’administration. Ici pas de loi littorale pour assagir les ardeurs des bâtisseurs du show biz et autre CAC 40 ! Grâce au ciel (a défaut des autorités chargés de veiller aux respect des lois) les architectes qui ont sévis ont bon goût et les propriétés sont agréablement intégrées au site et bien qu’elles enlèvent le caractère sauvage des lieux, elles restent respectueuses de la beauté du décor naturel.

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Attention, aborder la plage avec l’annexe est reproché par le vigile en faction ! Il  recommande le ponton voisin prétextant l’harmonie du site. Nous quitterons ce décor magique mais par trop policé le lendemain après une nuit ventée mais les fonds de sable résistent bien.

  021 05:07:15

6, 7, 8 juillet, petit détour sur la Maddalena en Sardaigne mais alors que nous souhaitions errer au gré de nos envies, un coup de vent nous contraint à 3 jours de port dans la Cala Mangiavore.

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Une location de Fiat 500 pour découvrir deux îles (avec Caprera) et la Cala Spalmatore, délicieuse plage ombragée.

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Cependant pas de lieux pour se restaurer dans l’île, car il faut éviter les restaurants ! C’est ici qu’une restauratrice désolée et compatissante sur la qualité de sa prestation nous offrit le « repas » malgré nos sincères et polies dénégations. Nous y reviendrons tous les matins pour d’excellents cafés- macchiato !

9, 10 juillet, nous réglons notre place, 028 09:07:15quittons l’endroit sous force 4 puis passons sous le pont qui relie Madallena à Caprera pour rejoindre Lucas, le sympathique capitaine du Porto Massimo. Pour un tarif inférieur à Mangiavore nous nous trouvons dans un petit décor soigné couleur locale tendance chic. TRÈS agréable accueil, nous reviendrons. Avons croisé « Bobby » policeman londonien nouvellement retraité ayant opté pour l’acquisition d’une vedette des années 80 de 46 pieds. Pas chère la vedette et confiant le Bobby.

038 09:07:15

Il est convaincu être autorisé à quitter l’Italie à bord de son yacht dans une …. vingtaine de jour, une fois les formalités expédiées puis suivre les canaux français jusqu’à admettre que le tirant d’air est inférieur à la hauteur du pont. A cet instant tragique, convaincre un transporteur de charger sa vedette de 5m de haut pour 4,5 de large jusqu’à London on the Thames ! Devant une bonne bière je me suis entendu les encourager d’un Good Luck mais la mer révèle souvent des enthousiasmes fascinants non ?

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047 11:07:1511, 12, 13 juillet, retour vers les Lavezzi  doublés tôt le matin pour gagner Bonifacio. Glisser sur l’eau au pied de ses majestueuses falaises de calcaire reste un moment rare.

050 11:07:15

Ce yacht british bien qu’immense donne une meilleure perspective de cette architecture de calcaire.

053 11:07:15 Pas question de dormir dans un port, la mer est clémente, les Bouches ont été passées en douceur: poursuivons.

Nous croiserons successivement Figari, le golfe de Roccapina, de Murtoli, pour doubler la pointe de la Senetosa et poursuivre plein Nord pour s’abriter du libeccio attendu dans la baie de Valinco plus précisément à Campoloro.

059 11:07:15A Campoloro… tout est beau ! Certes un peu encombré le soir mais … beau. A éviter le « restaurant des amis » et sa supérette sur laquelle débouche le chenal d’accès des annexes. Lui préférer le bar des Mouettes au bout de la plage, connections internet assurée. A savoir: les mouillages sont privés, ancrage sur fond de posidonie protégé de  la tour génoise.

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14, 15 juillet, traversée des golfes de Valinco et d’Ajaccio sur mer agitée, creux d’1,5m mais moitié de la route avec la houle de 3/4 arrière, confortable.

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Arrivée Ajaccio Vieux-Port et réception parfaite par M. Simonetti, le directeur du port. 52€ la nuit avec des sanitaires, douches, pontons presque neufs. Je recommande.

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16 juillet, nous quittons Ajaccio via les Sanguinaires pour une heure de navigation en direction de Cargèse.

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Nous stoppons les machines dans la baie de Sagone. 087 16:07:15 17 juillet nous rejoignons cette fois Cargèse pour la nuit, un peu coincé à l’entrée du port, face à la montée vers la ville et ses deux églises grecque et latine. Ambiance atypique de village Corse a qui les grecs ont demandé asile pour échapper aux turques.

096 17:07:15106 17:07:15

108 17:07:15  107 17:07:15

18 et 19 juillet, nous retrouvons Daniel déjà amarré dans la baie d’Arone,

089 16:07:15

très très belle plage, deux bons restaurants qui proposent un service navette pour leur clientèle, une eau transparente. La visite d’une grotte voisine en annexe et à la ram pour respecter la quiétude et splendeur des lieux rajoute au tableau. Première nuit calme et seuls. Eau sans une ride. La météo semble orientée sur le beau, le baro est stable autour de 1013mb prenons le temps pour visiter une région souvent balayée par le libeccio. La deuxième nuit est gâchée par une houle persistante jusqu’à nous laisser une heure de repos au petit matin. Partons pour plus calme avec une houle de trois quart arrière  direction la baie de Girolata au sud de la réserve de la Scandola.

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20 juillet, Girolata offre la protection de la houle d’ouest qui nous avait fait défaut la nuit précédente: Bonne Nouvelle.

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Mais il faut imaginer Girolata sans mouillage organisé, tel que les Génois l’ont découvert pour se protéger des pirates en construisant la redoute dominante, oublier les navettes de touristes entrant bien au-delà des trois nœuds autorisés, ne voir que les vaches venues en toute liberté goûter de la compagnie des hommes et prendre de la hauteur en parcourant le chemin du facteur pour apprécier pleinement le site. Tout fut fait dans l’après midi, nous partions pour Calvi dès le lendemain.

158 21:07:15 160 21:07:15 21 juillet, contre toute attente, les services de la capitainerie sont parfait et une place nous est réservée sur la canal 09 en approche finale du port. Il semblerait que l’année soit moins favorable que précédemment, le port était vide la semaine précédente ! Bon le point contestable est que nous sommes en bordure de quai, mais sous la citadelle qui bien que fièrement dressée sous le bateau ne parvient pas à nous écraser ou alors peut être de sa seule puissance contenue … enfin, toute nuit passée on a très bien dormi, bien protégés.

180 22:07:15

181 22:07:15Et puis le charme de Calvi opère. Une journée à la plage a buller et lire sur des matelas entre deux siestes et trois bains de mer, « ça le fait bien » ! 22 juillet, la météo n’annonce rien de bon pour samedi et dimanche. Nous sommes mercredi, il serait donc possible de gagner St Florent ou même Bastia en partant maintenant, mais voilà nous voulons une nuit dans une baie du désert des  Agriattes. Rien ne nous presse on reste donc sous la citadelle.

  Et une petite excursion le lendemain vers le phare de la Revelatta entrecoupée de baignade 186 23:07:15s 190 23:07:15   179 21:07:15On est un peu près du quai (!) mais par bonheur les musique s’arretent vers 11h et les nuits sont bien calmes 195 23:07:15 196 23:07:15 199 23:07:15 204 23:07:15  Voilà, c’est bientôt la fin, demain nous repartons pour éviter un fort mistral qui se transforme en libeccio aux abords de la Corse et qui vont nous bloquer ici si on ne largue pas les amarres demain matin… ce qui fut fait 24 juillet, 7h20, retour à Bastia pour une navigation de 64 Mn 206 24:07:15 207 24:07:15 210 24:07:15 213 24:07:15 Quelques bains sur le parcours pour se raffraichir dont un au coeur des îles Finocchiarola 215 24:07:15 216 24:07:15Et Bastia est atteint à 17h30 pour conclure ce Tour de Corse                                             FIN  

5 Réponses à “Tour de Corse en bateau Greenline 33, Juillet 2015”


  • Bonsoir,
    J’ai été voir votre sélection:
    Les Hollandais ont le look eau douce et ça perturbe mon idée de l’aventure. C’est vrai qu’ils ne font pas florès sur la méditerranée.
    Les autres sur-motorisés sont des racers qui perturbent mon idée des voyages
    Mais votre GL40 à 220 000€ ht, ça, ça ne me perturbe pas du tout ! sauf que les eaux turques ne sont pas les plus douces actuellement et qu’il faudra bien ramener le bateau vers nos cotes plus accores.
    Vous ai-je répondu ?
    Bonne recherche et restons en contact
    Patrick

  • Re-bonjour, vous aviez eu la gentillesse de répondre à mon 1er post. Mon projet d’achat d’un petit yacht de croisière de 40 pieds avance….Je suis allé au Salon de Cannes. Peu de bateau de cette taille. Seul les Beneteau SWIFT 34 et 44 qui me plaisent moyennement car très motorisé et a coque sémi plannante donc peu efficace à bas régime, et très onéreux a 20 knots. Ce sont plutôt des bateaux d’excursion ou de sortie à la journée.
    J’ai repéré un Minorchino…..joli mais cher. Pas d’occasion pour le nouveau modèle.
    Cranchi a peut être à un Trawler de 40 pieds, Nimbus aussi mais très motorisés.
    Par contre j’ai découvert les Trawlers ou vedettes fluviales Hollandaise. Très solides, économes, confortables….Idéales pour les canaux, mais quid de la mer?
    Plusieurs marques offrent de très beaux bateaux:
    - Jetten 41 Sedan ou AC
    - Superlauwersmeer Discovery AC ou OC 40 pieds
    - Steeler NG 40
    Le grand problème de ces bateaux à ouïe dire est le comportement marin sur mer formée, vague de 3-4 m, vent de force 7-8.
    Sur certains forum plusieurs internautes ont posé la question du comportement de çes bateaux en Mediterrannee. Peu de réponses satisfaisantes, et personne avec un tel bateau en mer Méditerranée.
    Çes bateaux à « displacement » de 12 à 15 tonnes ressemblent beaucoup aux Greenline. bas sur l’eau, pont arrière peu protégé.
    Selon votre expérience, avez vous eu du mauvais temps qui a mis le bateau en danger ou inondé le pont arrière? Le moteur était il assez puissant pour faire face à une grosse mer et un vent fort debout?
    Le Greenline me plait beaucoup et j’en ai trouve deux de 2013 de 40 pieds en Turquie a 220k€ hors taxe (pas de problème je serai résident étranger). Merci de me donner votre avis sur çes bateaux Hollandais, étant entendu que je vise une navigation côtière, prudente, du genre de çelle que vous avez eu.
    Je vous remercie par avance de vos commentaires.
    Jean Luc Scalabre – Nice.

  • Bonjour, merci de votre retour rapide et de vos commentaires avisés. J’espère réaliser mon projet d’acquisition pour l’été prochain. Pour le moment j’ai identifié 3 modèles qui correspondent à mes souhaits et mon budget. Le Beneteau 34, le Mainship 34 et le Greenline 33. Le concept de « flydeck » me plait beaucoup car il procure un espace de vie supplémentaire, à ciel ouvert. Cependant il entraîne une consommation supplémentaire. Le Mainship 34 de 2005 à 99,000€ que j’ai identifié mentionne une consommation de 16 l/h, alors que vous êtes à moins de 5 l/h. Le Greenline peut être aussi utilisé en navigation fluviale, n’est ce pas?
    Il y a un salon à Cannes en Septembre qui me fera avancer dans mes évaluations.
    Merci encore.

  • Bonsoir,
    Merci pour votre commentaire sympathique,
    Soyez détendu, je me suis amariné au fil de mes aventures avec ce bateau. Avant je n’avais qu’un 6,5m !
    Les prévisions prises sur les sites météo dédiés à la mer sont assez fiables pour, en ayant croisé les prévisions de 2 ou 3 sites, vous permettre d’avoir une réponse à votre inquiétude.
    Une bonne connection internet fera l’affaire. La même j’imagine que celle de votre Dufour 500.
    Le Mainship est une tres belle construction avec pour défaut le poids (bien que des propulseurs avant et arriere doivent regler le probleme) et la prise au vent due au fly. L’avantage est que la vue d’en haut est sécurisante et belle mais pour moi, pas tres utile dès lors que je voyage sous pilote automatique et à l’extérieur si je le souhaite. Les commandes sont à l’intérieur mais un boitier bluetooth relié au pilote vous permet de modifier meme en uregence votre cap.
    Helas, j’habite Bastia, face au bateau ! Mais je vous recevrais avec plaisir sur le bateau si le hasard vous mène ici !
    En attendant j’ai ouvert un forum depuis quelques jours où « discutent » les propriétaires de greenline, vous pouvez vous y inscrire avec plaisir et poser les questions pour recevoir d’autres avis. Le lien se trouve sur la page d’accueil de mon blog.
    Bonne soirée
    Patrick de Bastia

  • Bonjour, merci pour vos récits qui donnent envie….. Je reviens de quelques jours en Corse au départ d’Antibes sur un Dufour 500. Nous nous sommes peut être croisés. Je ne suis pas voileux, à la retraite et j’aime la mer….qui ne l’aimerait pas a lire vos récits et voir vos photos. Je suis tenté d’acheter un Trawler de 30 ou 34 pieds pour faire un peu comme vous et explorer la Méditerranée.
    N’étant pas marin, j’appréhende les situations « limites » dues aux coups de vent. Avez vous eu des conditions meteo « dures » durant votre périple? Peut on éviter ces situations en étant très prudent, conservateur, rester au mouillage en attendant le beau temps? Je suis novice mais envisage d’embarquer un équipier expérimenté pour la première croisière.

    La société Greenline est en redressement judiciaire.
    Pensez vous que çela aura une incidence négative sur l’avenir du bateau?
    J’ai repéré un trawler Mainship de 34 pieds en Slovénie, avec un « flydeck » superbe. Çe « flydeck » ne manque t’il pas sur le Greenline. N’a t’on pas l’impression d’être un peu « enferme »?
    Si vous êtes sur Niçe, çela serait avec plaisir que je vous rencontrerai pour discuter de mon projet. Merci encore pour votre initiative.

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